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Équipements soumis VGP : la liste complète et réglementaire

·6 min de lecture·Rédaction VGP en ligne

La gestion du parc machine est souvent un casse-tête pour les responsables HSE, surtout lorsqu'il s'agit de déterminer précisément quels équipements soumis VGP (Vérification Générale Périodique) doivent passer entre les mains d'un contrôleur. Ce n'est pas une option, c'est une obligation légale visant à déceler toute détérioration susceptible de créer un danger. Si vous gérez une flotte sans un suivi rigoureux, vous jouez avec la sécurité de vos opérateurs et la responsabilité pénale de votre dirigeant.

Le cadre réglementaire : Pourquoi les équipements soumis VGP sont-ils critiques ?

Le Code du travail est clair : l'employeur doit maintenir les équipements de travail en état de conformité. L'article R.4323-23 stipule que certains équipements doivent faire l'objet de vérifications périodiques afin de s'assurer de leur maintien en bon état de conservation. Ces contrôles ne remplacent pas la maintenance préventive du fabricant, ils s'y ajoutent.

Sur le terrain, je vois trop souvent des entreprises qui confondent entretien et contrôle réglementaire. Le premier sert à la pérennité de la machine, le second à la survie du personnel. Le non-respect de ces obligations est lourdement sanctionné en cas d'accident. Pour les structures qui gèrent des dizaines de sites, je conseille souvent de centraliser les rapports pour éviter les oublis. Pour cela, vous pouvez accéder à la plateforme pour tester un outil adapté aux petits volumes ou aux indépendants.

1. Les appareils de levage : le cœur des équipements soumis VGP

C'est la catégorie la plus vaste et la plus contrôlée. L'arrêté du 1er mars 2004 définit les équipements de levage et les modalités de vérification. Ici, on ne parle pas seulement de grues, mais de tout accessoire capable de déplacer une charge, que ce soit verticalement ou horizontalement.

  • Chariots élévateurs (Recommandation R.489) : Tous les 6 mois. C'est le grand classique des entrepôts. Qu'il soit frontal ou à mât rétractable, le chariot subit des contraintes mécaniques énormes.
  • Grues à tour et grues mobiles : Vérification tous les 12 mois (ou 6 mois pour certaines configurations spécifiques ou en cas d'usage intensif sur chantier).
  • Hayons élévateurs : Tous les 6 mois. Ils sont souvent les grands oubliés sur les flottes de transport logistique, pourtant un câble qui lâche lors d'un déchargement est fatal.
  • Ponts roulants et potences : Tous les 12 mois en usine.
  • Accessoires de levage : Élingues, palonniers, manilles. Ils doivent être vérifiés tous les 12 mois. Un point de vigilance : si l'accessoire est intégré de façon permanente à la machine, il suit la périodicité de celle-ci.

Le cas particulier des PEMP (Nacelles)

Les Plateformes Élévatrices Mobiles de Personnes (PEMP), régies par la recommandation R.486 de la CNAM, font partie des équipements soumis VGP les plus critiques. Elles doivent subir une vérification tous les 6 mois. C'est une obligation stricte car le risque de chute de hauteur ou de renversement est majeur. Je recommande toujours de vérifier l'état des dispositifs de dévers et du limiteur de charge avant chaque prise de poste, en complément de la VGP semestrielle.

2. Les engins de terrassement et de chantier

Souvent appelés "engins de TP", ces machines sont soumises à l'arrêté du 5 mars 1993. Même si l'engin ne lève pas de charge au sens strict (comme une pelle en mode creusement), il est soumis à contrôle dès lors qu'il présente des risques spécifiques pour les opérateurs ou le personnel à proximité.

  • Pelles hydrauliques, chargeuses, bouteurs : VGP tous les 12 mois.
  • Compacteurs et niveleuses : Tous les 12 mois également.

Attention : si vous utilisez une pelle avec un crochet pour lever des charges (élingage), elle bascule de facto dans la catégorie levage. Sa périodicité tombe alors à 6 mois selon l'interprétation stricte des risques liés à la suspension de charge sur les chantiers.

À retenir — Une VGP n'est pas une opération de maintenance. C'est un examen visuel approfondi et des essais de fonctionnement (freins, dispositifs de sécurité, limiteurs de charge, clapets anti-retour). Le contrôleur ne répare pas, il constate et valide (ou non) l'aptitude à l'emploi.

3. Les machines dangereuses et équipements spécifiques

Au-delà du levage, d'autres équipements sont visés par l'article R.4323-23 et des arrêtés spécifiques comme celui du 24 juin 1993. Ces machines, si elles sont mal réglées, peuvent causer des écrasements ou des amputations.

  • Presses mécaniques et hydrauliques : Contrôle tous les 3 mois pour certains types à engagement manuel, ou 12 mois pour les modèles automatisés.
  • Compacteurs de déchets : Tous les 12 mois. Ces machines sont souvent installées en extérieur et subissent la corrosion, ce qui fragilise les barrages immatériels.
  • Portes et portails automatiques : Tous les 6 mois selon l'arrêté du 21 décembre 1993. Dans un milieu industriel, un portail de 500kg qui déraille est un accident majeur classique.

Pour piloter ces échéances complexes sans devenir fou, l'utilisation d'un controle-reglementaire.fr permet de centraliser les dates de passage, de générer des alertes automatiques et de stocker les rapports de manière dématérialisée. C'est un gain de temps énorme lors des audits ISO 45001 ou des visites de l'Inspection du travail.

4. Les équipements de protection individuelle (EPI) contre les chutes

On n'y pense pas toujours en tant que "machine", mais les harnais, longes et enrouleurs font partie des équipements soumis VGP. L'article R.4323-99 impose une vérification annuelle. Un harnais dont la date est dépassée, qui a subi une chute, ou dont l'étiquette de traçabilité est illisible doit être mis au rebut immédiatement. Sur le terrain, je vois encore trop d'EPI stockés dans des conditions humides, ce qui accélère le vieillissement des fibres synthétiques. La VGP est là pour stopper l'usage d'un matériel qui ne retiendrait plus un homme en cas de chute.

5. Organisation et traçabilité pour les grandes entreprises

Quand on gère plusieurs filiales ou des centaines d'actifs, le tableur Excel devient votre pire ennemi. La traçabilité des levées de réserves est le point noir de beaucoup de services HSE. Si le contrôleur note une anomalie, vous devez prouver qu'elle a été réparée. Pour garantir une isolation des données par entité tout en gardant une vision globale, je préconise souvent de passer sur cloud-vgp.fr. Cela permet d'intégrer les contrôles dans le flux de travail réel de la maintenance et d'assurer qu'aucune machine non conforme ne reste en service.

« La sécurité ne se négocie pas. Une VGP manquante, c'est une porte ouverte à une mise en cause de la faute inexcusable de l'employeur. »

Erreurs fréquentes sur le terrain

D'après mon expérience de consultant, voici les trois erreurs qui reviennent le plus souvent lors des contrôles de conformité :

  • Confondre VGP et entretien : Faire la vidange n'est pas faire la VGP. Le rapport de VGP doit être consigné dans le registre de sécurité, pas seulement dans le carnet d'entretien.
  • Oublier les accessoires : Le chariot est contrôlé, mais qu'en est-il des fourches ou de l'extension potence ? Chaque accessoire amovible a besoin de son propre examen d'adéquation et de son contrôle périodique.
  • Ne pas lever les réserves : Si le contrôleur note une défectuosité "majeure", l'équipement doit être consigné et arrêté. Trop souvent, on attend le passage suivant (soit 6 mois plus tard) pour réparer une sécurité défaillante.

À retenir

  • Les équipements soumis VGP incluent les appareils de levage (6 ou 12 mois), les engins de TP (12 mois) et les EPI contre les chutes (12 mois).
  • La conformité repose sur la tenue à jour du registre de sécurité avec des rapports de moins de 6 ou 12 mois selon l'usage.
  • Le non-respect des échéances engage la responsabilité pénale du chef d'entreprise et expose à l'arrêt d'activité par l'inspection du travail.
  • La dématérialisation via un logiciel dédié est la seule méthode fiable pour gérer les levées de réserves et les alertes.

Vérifié le 12/08/2026 par l'équipe rédactionnelle VGP en ligne.

Questions fréquentes

+Quelle est la périodicité VGP pour un chariot élévateur ?

Pour un chariot élévateur, la périodicité réglementaire est de 6 mois, conformément à l'arrêté du 1er mars 2004 relatif aux appareils de levage et à la recommandation R.489 de la CNAM.

+Qui peut réaliser une VGP ?

La vérification doit être effectuée par des personnes qualifiées (vérificateurs techniques), appartenant ou non à l'entreprise, dont la compétence est appréciée par l'employeur. Il peut s'agir d'organismes agréés ou de techniciens internes formés.

+Où doivent être conservés les rapports de VGP ?

Les rapports doivent être consignés dans le registre de sécurité de l'entreprise (physique ou numérique). Ils doivent être tenus à la disposition de l'Inspection du travail, des agents de l'OPPBTP et des membres du CSE pendant 5 ans.

+Une pelle de chantier est-elle soumise à la VGP tous les 6 ou 12 mois ?

En usage terrassement classique, la périodicité est de 12 mois (Arrêté du 5 mars 1993). Cependant, si elle est utilisée pour le levage de charges, elle passe à 6 mois.

+Les accessoires de levage comme les élingues sont-ils concernés ?

Oui, les accessoires de levage (élingues, manilles, palonniers) sont des équipements soumis VGP avec une périodicité annuelle (12 mois) selon l'arrêté du 1er mars 2004.

Sources